L’univers pictural de Sophie Lassègue
est empreint d’éléments appartenant à sa sphère émotionnelle façonnée par les environnements successifs qui l’ont nourrit. Devant un paysage qui l’émeut, son regard perçoit et capte les forces élémentaires, les composants et les lignes essentiels, déclencheurs du processus émotionnel.

Elle peint l’émotion dans un univers imaginaire, esquissant le tangible et l’intangible d'un réel juste suggéré. Elle offre ainsi au regard la possibilité d’un paysage qui éveille et libère les sens.


Le travail sculptural de Sophie Lassègue
est né de la première période de confinement liée à la crise sanitaire de la Covid19. Soudainement privée de perspectives, affranchie de tout impératif, et contrainte aux seules « premières nécessitées », cette période si particulière lui a offert naturellement un espace temporel inespéré. Elle commence alors des recherches avec ce qu’elle a à disposition, dans un périmètre très restreint : des piles de magasines et de journaux accumulés depuis des années envahissaient un coin de son atelier, en attendant ce temps, et ici et là, quelques fonds de pots de colle vieillissante. Ces matériaux seront à l’origine de ses expérimentations qui aboutiront à l’élaboration d’une matière de base sculpturale. Sophie Lassègue travaille cette nouvelle matière avec persévérance, et comme pour sublimer ce matériau papier, l’associe à un morceau de bois ou de béton cellulaire, quelques clous rouillés, un vieux pot de cire d’antiquaire pour la finition, trouvés aussi dans l’atelier. Depuis elle poursuit ce travail, s’attachant à relever petit à petit les défis, essentiellement techniques, notamment pour la création de grandes sculptures. La matière de base nécessite un très long temps de préparation avant de pouvoir être travaillée. L'étape du ponçage dévoile ensuite cette part d'aléatoire que Sophie L. tient à préserver car ce qui se révèle à ce moment guide la suite du geste. 

Aujourd’hui où l’écologie est au cœur de toutes les préoccupations politiques, économiques et sociétales, le travail sculptural de Sophie Lassègue, par le choix des matériaux de base volontairement utilisés, s’inscrit dans ce mouvement éco-responsable bien actuel, où les consciences se réveillent enfin sur l’avenir de notre planète.


Petite biographie
Quatrième d'une fratrie de 7, Sophie Lassègue est née en 1963 à Talence. Sa famille s'installe à La Rochelle en 1966. Elle fréquente l'atelier de Charbel Matta à Bordeaux de 1986 à 1989 tout en étudiant les Arts Plastiques à l'université. Elle optient la licence en 1989, puis retourne quelques années à La Rochelle. Elle enseigne les Arts Plastiques jusqu'en 1990 tout en recevant des élèves dans son atelier. Elle expose ses peintures dès 1987, signe son premier contrat avec une galerie en 1990 et sa première exposition personnelle aura lieu en 1992. Parallèlement, elle honore quelques commandes officielles. Elle optient le prix Fernand Dupré du Salon de Arts de Cholet en 1994, le grand prix du Lions club en 1995. En 1995, elle s'installe à Nay, au coeur du Béarn, dans les Pyrénées Atlantiques, où naîtront ses 3 enfants. Aujourd'hui, elle vit et travaille à Nay, participe à des salons de renom comme le Salon des Réalités Nouvelles, le Salon Comparaisons... est invitée à exposer lors d'évènements artistiques importants comme FeelArt à Audincourt, Mac3 à Dole... Elle expose ses premières sculptures en 2020.